Entre 1880 et 1914, les sociétés de gymnastique, les écoles normales d'instituteurs, les amicales laïques comme les patronages catholiques organisaient des séances de tir.
Après le conflit contre la Prusse et le traumatisme de la défaite de 1870, un esprit de défense de la Nation, pour ne pas dire un esprit de revanche, habitait les Français. Il fallait développer le goût du tir chez les jeunes, les familiariser avec l’arme de guerre, de manière à former plus tard d’habiles tireurs, animés de sentiments patriotiques et capables de rendre service à la Nation.
Une loi du 28 mars 1882 (cliquez ici) rendait l'instruction primaire obligatoire pour tous les enfants de six à treize ans et mettait la gymnastique et le tir  au nombre des matières d'enseignement des écoles primaires publiques de garçons. L’enseignement du tir à l’école était donc souvent assuré par l’instituteur.
Sur proposition de l'Union des Sociétés de Tir de France, le tir à 10 mètres entrait à l'école primaire en 1893.Un an après, le ministère de l'Instruction publique choisissait une arme d'instruction propice à l'apprentissage du tir de guerre. La carabine choisie s’appelait « La Française » (cliquez ici) ; elle ressemblait à un fusil Lebel, en version réduite et allégée.


A Péault, il existant une Société de tir, « La Vaillante » qui comprenait une « section scolaire ». Elle avait pour but « de propager et de vulgariser l’étude pratique et théorique du tir et des exercices de gymnastique dans l’école primaire de l’école de Péault ».
Ci-dessous, les statuts de cette Société de tir :