Le Lay récupère les eaux qui proviennent de son bassin versant (ou bassin hydrographique).

Un bassin versant est une portion de territoire délimitée par des lignes de crête (ou lignes de partage des eaux) et irriguée par un même réseau hydrographique (une rivière, avec tous ses affluents et tous les cours d'eau qui alimentent ce territoire).

A l'intérieur du bassin versant du Lay, toutes les eaux reçues suivent, du fait du relief, une pente naturelle, se frayent leurs chemins sur et dans les sols, et se concentrent vers le fleuve. Ces eaux douces terminent leur voyage à l’Aiguillon-sur-Mer où elles rejoignent l’océan.

Le bassin versant du Lay s’étend sur un peu plus de 2000 km2.

Carte : Etablissement public du Marais Poitevin

A la suite de pluies importantes, les sols et sous-sol du bassin versant n’ont pas le temps d’absorber ces grandes quantités d’eau. Celles-ci se retrouvent alors dans le fleuve qui voit son niveau monter. Le fleuve ne peut plus rester dans son lit (lit mineur*), elle déborde (crue) et l’eau s’étend sur les terres avoisinantes (dans le lit majeur*) : c’est l’inondation.

Selon l’importance de l’épisode pluvieux (intensité, durée), la montée des eaux sera plus ou moins rapide et l’inondation sera plus ou moins étendue et durable.

Une définition de l’inondation :
Une inondation est une submersion plus ou moins rapide d'une zone, avec des hauteurs d'eau variables, provoquée par des pluies intenses ou durables.
Remarque : l’inondation pourra également être provoquée par la rupture d’un barrage situé plus en amont (voir risque « Rupture de barrage »).

* La Lay coule habituellement dans son lit, appelé lit mineur.
Lors d’une crue, l’eau va sortir de ce lit mineur et envahir le lit majeur.

La limite du lit majeur est celle des plus hautes crues jamais enregistrées. Sur la carte ci-dessous, on pourrait raisonnablement fixer cette limite à l’altitude de 7,50 m NGF (mais rien ne dit que, lors d'une crue exceptionnelle, l'eau ne puisse aller plus haut).
Remarque : à Mareuil-sur-Lay, lors de la crue de 1960, les anciens de Péault disent que l’eau a atteint le carrefour où, aujourd’hui, se trouvent les feux tricolores. D’après la carte topographique au 1/25 000e, cet endroit se trouve à une altitude de ± 9 m.

La zone orangée correspondrait au lit majeur du Lay. Ses limites ne tiennent compte que de la courbe de niveau 7,50 m de la carte topographque (IGN 1/25000e). Il est possible que certaines zones aient été creusées ou remblayées par les activités humaines (labours, remblais sous les habitations...), ce qui pourrait modifier localement les limites de ce lit majeur.